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Les pionniers de la diffusion non-commerciale
En 1984, une équipe de professionnels de l'audiovisuel venant du secteur culturel* réunis au sein de l'association Ateliers Diffusion Audiovisuelle, propose un projet financé par le F.I.C. (Fonds d'Intervention Culturelle), pour développer de nouvelles modalités de diffusion audiovisuelle dans les secteurs culturels.L'initiative est soutenue par l'Institut National de l'Audiovisuel (INA) et de nombreux Ministères : Culture (Direction du Développement Culturel, Direction des Musées, Direction du Livre et de la Lecture), Communication, Jeunesse et Sports, Affaires sociales, Justice (Administration pénitentiaire), Tourisme, Emploi...Très rapidement, l'ADAV étudie avec la Direction du Livre et de la Lecture (DLL), les modalités de mise en oeuvre de vidéothèques de prêt et fait des propositions de programmes adaptés aux bibliothèques publiques respectant 3 paramètres : qualité des films, situation juridique des oeuvres, pertinence du prêt aux particuliers à côté de leur fonds pour la consultation sur place.1985, l'ADAV lance son activité de centrale d'achats. Février 1986 : une trentaine de bibliothèques commencent à constituer des fonds spécifiques à partir du 1er catalogue de 250 titres émanant de l'édition commerciale et de la production indépendante.
*maisons de la culture, associations éducatives, réalisateurs, comités d'entreprise |
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L'ADAV pose ainsi de nouvelles fondations juridiques, techniques, économiques pour la diffusion non-commerciale dans le secteur culturel. Elle identifie les différentes sources partenaires de l'audiovisuel (commercial, non-commercial, institutionnel...) avant de négocier avec elles les droits d'utilisation des programmes. |
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Historiquement, c'est la Direction du Livre et de la Lecture (Ministère de la Culture), qui perçoit la première, dès 1978, les formidables enjeux culturels de l'audiovisuel dans les bibliothèques. Profitant de la dynamique insufflée par la BPI (Centre Georges Pompidou), elle met alors en place les premiers fonds audiovisuels destinés aux bibliothèques publiques sur des supports 3/4 de pouce U-Matic pour de la consultation sur place. En 1984, la proposition de l'ADAV sera immédiatement soutenue par la DLL, en cohérence avec ses orientations.
En 1991/1992, l'ADAV mettra en place sous l'égide du Ministère de la Recherche et de l'Espace, un catalogue grand public spécial “Sciences et Technique”, négocié pour les réseaux éducatifs et culturels, inaugurant ainsi un travail de prospection complémentaire vers les producteurs de films scientifiques pour tous les publics. |
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